mercredi

.c'est là que t'es, comme ta voix.

t'avais choisi d'être épouvantail, je rigolais pas si fort que ça parce que franchement, être né pour effrayer la rue. ça donnait vraiment envie.
quand tu t'es pris pour un loup, j'ai pas cherché à badiner avec l'amour, j'ai tout de suite montré les crocs, je t'ai pris dans mes petites pattes et t'as déclaré que peut-être les loups et les ours c'était le même combat.

je vais te dire un truc, l'ours avant, était roi. il s'est fait défondéchu par le lion. parce qu'il ressemblait trop aux autres, ceux qui s'installent et qui rentrent confortablement dans les cases des décideurs. c'est triste hein ?
même quand tu t'es mis à vouloir prendre les commandes, à t'improviser marin et enfiler des t-shirts rayés, je me planquais pas tant que ça non plus. j'étais l'ombre cousue, celle que t'enfiles par les baskets et que tu regardes danser sous tes pieds quand le soleil pointe haut, très haut devant les nuages.

t'aurais voulu être pédé pendu poilu mollusque héros cithare tétard horloge chanteur curé. je t'aurais fabriqué tes déguisements.

mec, relève la ta tronche de sous l'oreiller. c'est pas lui qui va t'aider à respirer. c'est pas comme ça que tu feras peau neuve, quand même que t'es gribouillé du cul jusqu'au nombril et de la tête aux tétons.
dégaine ta bite, ton couteau, écoute celui qui sait, celui qui dit qu'il est venu vous voir. pour dire tout un tas de jolies choses que tout le monde prend pour soi.

tu fais peur aux renards, tu fais peur aux joues dodues. t'étais pas mal en épouvantail, mais t'es fait de paille pas de corail. laisse les bijoux briller pour ceux qu'ont les yeux tellement grands qu'ils sont aveugles, laisse leur le luxe.

je t'aime d'aimer les putes, la poudre et les serinflingues. je t'aime d'avoir des amis qui colorent le ciel, le foutre et les murs gris.

pissez vous qu'on puisse passer.
poussez vous qu'on puisse rêver.

cette nuit.

poh portait une salopette, elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. elle dessinait à la craie sur un tableau au byrrh, mais le byrrh était pas le byrrh et je sais que plum n'en revenait pas qu'on puisse faire faire la 
queue aux nains qui veulent faire le space mountain. 

bref, cette nuit poh portait une salopette et s'essuyait ses mains de toutes les couleurs craies sur le bloudjinz qui lui couvrait les guiboles. dans les enceintes ça faisait de la musique qui indique l'heure de boire du thé.
alors ouais ce matin je regarde par ma fenêtre, et si poh dit ça, moi je veux bien me coiffer tous les jours si le soleil se lève pour qu'on lui fasse une crête.



tu comprends maintenant ce qui est important et ce qui ne le sera jamais ? qu'ils aillent tous fricoter avec leurs planques, qu'ils mentent et grandissent à tour de rôles. tu feras jamais partie du générique.

continue d'briller pour ceux qui s'éteignent de temps en temps. et si on te balance sur le trottoir, tu recommenceras une autre histoire.

tu vas les avoir, à grands coups d'ironique-leur-vie. 


reviens pas dans la vie normale mon pote, grandis pas petit. y aura toujours besoin de ceux qu'ont jamais sû faire les lacets, c'est quand même plus marrant de se casser la gueule que de marcher en file indienne et attendre de se faire servir la même habitude jour après jour.

cantine, mon cul.
t'es joli comme un pokémon qu'on aurait pas encore collectionné.

soom soom.
l'hibiscus du jardin fera toujours son lit pour toi.

balance,
soir

aurevoir

(quand je pense qu'on regarde toutes ces étoiles, et que personne ne remarque à quel point le vide qu'il existe entre-elles peut être bleu, j'en boufferai ma salopette).

.cumburger.

allez quoi, donne-balance-envoie, j'te la troque à deux euros gars, ta chance. j'me pète le cou à regarder le haut du mur, t'en as toujours envie toi de grimper sur le rebord pour admirer ce qui s'y passe ? va me faire foutre, ouais. j'ai tellement de bile aux pieds que mes baskets touchent plus ciel, le blanc des narines et les neurones acidulés n'y changent rien. c'est même mille fois pire.

anorexie mon cul. les bonbons le coca le chocolat noir, c'est les seuls coups de pute qui font pas ni mauvaises surprises ni fissures.

je me réfugir.

t'as beau traîner tes guiboles du Sud à l'Ouest, à l'Est, surtout à l'Est d'ailleurs. 
(c'est curieux, moi j'pensais que je serai un conquérant du phare Est, mais mon cul. aussi.)
t'as beau traîner tes groles d'un point A à un point B tu reviens toujours à la case nulle part. 

ça grouille de vos vies dans le jardin d'à côté, à force regarder tu j'me nique mes pupilles, j'vous vomis, tellement 
c'est dégueu dégueu dégueu, terriblement dégueu.

anorexie mon cul. t'as laissé ton tchaï dans ma tête et moi je le bois sans amertume, cette putain de nouvelle habitude malsaine, comme si ça changeait quelque chose, que je continue de t'appartenir ou que tu m'appartiennes.
va me faire foutre.

quelques jours plus tôt la jolie pelle qui servait à mettre des coups dans la gueule  aux châteaux de sables qui détalent sans avoir eu le temps de faire voir la Réussite. aujourd'hui la pelle a juste servi à creuser le trou encore plus profond. c'est quoi mon gars ces petits phares que tu penses voir dans la nuit noire, très noire, ceux qui t'aident à pas faire dans ta culotte quand tout va mal autour, même les choses que tu pensais inéfritables et qui pourtant explosent à la moindre secousse ? c'est quoi ces petits phares qui en fait sont des pièges à Lou encore plus énorme que quand un mec a décidé de remplacer le coca par du coca zéro ?

c'est. quoi ?

rentre chez toi loubard il va faire tout noir.
ta gueule toi, aide moi plutôt à défoncer ce dépotoir. 

bientôt Odéon pour déposer un oreiller.
et la cabane sera mille fois plus balèze qu'avant.
mon navire, mort de rire. 

mais pour l'instant.
va me faire foutre,
hop. sans les mains.

(mais bordel, où c'est que j'ai mis ta seringue ?). clicclicboom

samedi

.c'est maintenant qu'on va où.

si elle veut pas pas partir, si elle continue de nous manger.
c'est nous qui la niquerons, cette spirale infernale.

on remonte, on remonte, les poumons sur le point d'exploser.
ça y'est le soleil commence à réchauffer. la tête / les épaules / et.la grande inspiration, la bulle d'air qui crève le corps. le souffle divin aux relans démoniaques.
la vague est passée, et on l'a affronté. pleine face, coucou tu veux voir ma gifle ? y'a p'tête les marques et les sévices corporels mais dans la tête petit garçon, dans la tête c'est opikanoba de nouveau. regarde le mon sourire brumeux.

que tu te décides de te lever ou pas l'énorme rond jaune qui crame la peau, lui, se lève sans toi,
attends moi mon gros, attends moi, j'arrive.

tant pis pour les lacets, 
tant pis pour les futures dégringolades parce que.

les destins continuent de se croiser, les mains de se serrer, 
les pupilles de se perdre dans d'autres pupilles.

on a couru très très vite sur toutes les marches
on a regardé au loin. non, encore plus loin et il y avait cette pluie qui
mouillait tous les toits du monde.

s'il pleut sur eux c'est pour moins que ça
pleure sur nous. on sera les mieux servis
tant qu'ils nous prendront pour des fous

on a bordé les trottoirs on /
a renommé les rues des noms 
qu'on voulait
on était perdus mais on était les seuls à avoir trouver notre
place

et le reflet dans la glace,
continuera toujours d'faire
la grimace

mais cette fois tu rigoles, 
tu chausses tes baskets ailées et 
et en route pour la joie /
ouais voilà en route pour la joie.

Paris nous suppliait
de s'amuser avec nous
alors pour faire la paix
je lui ai mis une majuscule.
que ceux qui m'aiment me suivent (je sais toi tu resteras là bas, tant pis pour toi)