samedi

.peaux lué.

il était temps.

d'avoir confondu la porte rouge, avec celle qu'on peint en noir, je fais des sauts dans le temps, à en oublier qui j'étais et ce que je méritais. je me casse la nuque à essayer de voir plus loin que les toits des immeubles, je me casse les genoux à monter sur les gardes fous pour me souvenir, de toi.

t'avais fait des ronds de fumée. on avait jamais promis qu'on s'aimerait et puis un jour il en a été question, mais seulement d'un côté voyons puisque nous sommes ce que nous sommes. j'ai beau faire comme si j'étais un héros je referai jamais le monde, peu importe l'amour qui pétille et qui me fend les yeux, la rage qui me gribouille les tripes, l'envers du mandala c'est comme ça et puis voilà. et la vermine on lui laisse la place pour lui faire croire qu'on l'enlace. crac, mieux, on s'en débarrasse.

pendant que j'essaye d'éliminer tous les plis des draps je t'imagine liker virtuellement la vie des autres. t'acheter des boucles d'oreilles parce qu'être une fille c'est dur et si t'as pas les boucles d'oreilles adéquates à tes couettes, tu juges qu'il est temps d'enlever celles assorties à ton cul.

personne n'aime les héros. c'est les livres qui vous font croire ça. arrêtez de les lire les livres. arrêtez tout et gardez votre médiocrité puisqu'elle vous fait tant bander. c'est beaucoup plus facile d'aimer ce qui détruit.

le salaire des sales gosses mon vieux c'est de voir les autres continuer à plonger alors que tu leur montre le vrai tapis de la vie. la vie aux bonbecs qu'on mord à dents pleine. celle aux dents de lait qu'on met sous l'oreiller pour pas les oublier. aux cabanes qu'on peut construire après avoir rangé les cendriers. 

quand c'est que c'est mort déjà les sales gosses ? 
quand le chaos s'installe en chausson et qu'il se tape une queue en se foutant royalement de ta gueule. 

voilà quand c'est mort. 

les prochains qui veulent faire vieillir les autres, évitez les cookies et le verre de lait sous la fenêtre pour attirer les loups dans vos pièges à mort-dinaires. vomissez vous tant que vous pouvez, moi, je retourne dessiner.

lundi

.just before the storm.

tu te souviens quand on attendait que le vent tourne ? on voulait lui faire confiance, se laisser porter là où on pouvait se foutre de tout, recommencer à rire et faire du grabuge avec nos gorges. 

le vent s'est montré clément. il nous a même bercé d'illusions, quelques bonbons qu'on a planqué dans nos poches. on a relacé nos guiboles trois fois et on s'est amusés à regarder les reflets dans les flaques d'eau pendant que d'autres essayaient de faire la révolution ou de trouver le prénom de leur futur labrador.

certains ont même prétendu être magiciens, pendant que d'autres, des étoiles plein les yeux, les ont suivi en s'éloignant du bord. 

au final ceux qui sont partis faire la révolution crient au scandale pour avoir une place dans le métro le matin alors qu'ils seront sûrement déjà assis toute la journée. le labrador est mort abandonné parce qu'il devenait trop capricieux (oui le chien est exigeant pour quelques uns, il faut sûrement les écouter ils ont l'air très pédagogues), et les étoiles perdues à cause des magiciens ne se rendent pas compte que les vagues les entraînent au fond de l'océan.

et toi capitaine t'en penses quoi ? si je pouvais te confier un secret je te dirais que j'ai peur de la tempête qui se prépare. les cicatrices ont beau être toujours visibles on aime jamais l'attente d'une future guerre.

je veux bien partir au front. mais j'ai la gerbe qui monte trop vite. j'ai pas vraiment l'air prêt mais allons y. de toute façon un jour t'as dit, demain il pleuvra. si j'avais été assez petit à l'époque je t'aurais répondu mon vieux, que le futur il est devant alors y'a qu'à avancer. mais quand je vois le passé enchaîner les héros d'hier, j'ai mal à mon présent. 

dis moi aussi que toi aussi tu serres les dents, ou alors rappelle moi comment on fait. un tout petit peu, en attendant les prochains vents.


mercredi

.crasse.



il était une fois où je suis vraiment écœuré d'être un garçon. à plus grande échelle je suis écœuré d'être quelqu'un qui vit dans le même rêve que vous avez fait du monde. je ne me sens même plus petit.

les petites sœurs de malheur se comptent sur les dix doigts de la main des sept milliards de connards qui vivent ici. mon ventre crie et mon cœur dérape quand je vois la Manipulation, les coups aux visage faits aux gonzesses, et l'anéantissement de celles-ci à vouloir protéger leurs bourreaux.

tout le monde contribue au massacre du reste du monde, peu importe ses motivations. alors allez y, faisez-la, la guerre à votre voisin.

c'est tellement plus facile de faire la baston au lieu de voir ce qu'il pourrait y avoir de bon chez l'autre, histoire que vous puissiez rayonner à votre tour plutôt que de vous dégoûter de vous-même. les écarts d'opinions se règlent avec la mort de l'autre.
ce monde permet ça, et même si ça fait depuis plus longtemps que je suis né, je suis fatigué de le voir. mes nerfs jouent à twister c'est parti, même Mario & Luigi ne peuvent rien y faire. on aura beau manger tous les champignons qu'on voudra ça rendra pas le monde plus beau.

la prochaine scène où je te vois entrain de lever la main sur une femme, je te tue. je te tue dans tes souvenirs je te tue dans ta vie, je te tue dans ton avenir, je t'éclate la machoire contre le trottoir, je t'étripe en spectacle devant les passants qui de toute façon n'auront jamais osé bouger leur cul.

pour toutes les fois où tu ferme ta gueule de t'être faite violée, pour toutes les fois où c'est plus facile pour toi de la fermer et de t'en prendre une plutôt que d'aller chercher de l'aide, pour toutes les fois où tu refous dans ton pieu quelqu'un qui cherche à te détruire plutôt qu'à construire des cabanes colorées, pour toutes les fois où tu vois pas que ceux qui se prennent pour des gourous, te manipulent, détruisent ta créativité en t'enfermant dans leur chaos, et qui écartent tes amis pour que tu puisses encore plus être isolée.

oui pour toutes ces fois là, le prochain qui dérape, je le brule.

jeudi

.bon choix.

salut. comment tu t'intègres ?
des éclairs dans le sang, tes cheveux crinière, c'est maintenant que tu bondis. on aura beau réclamer tous les plus beaux contes du mondes, c'est de penser que toi, tu puisses mourir qui rend mon univers aussi petit.

sur les photos, je jure que j'ai pas volé ton âme. sur les photos, je vois ton sourire, tu as l'air franchement heureux. et c'est ainsi que demain sera fée. prise à l'instant où toi tu bondis, tu te jettes tête la première du haut de la grande grande falaise. j'ai vu le pont derrière toi, il dit tout simplement de ne rien regretter.

je suis content tu sais, j'ai la chance d'être témoin d'un monde qui dégringole et des pirates qui rafistolent. c'est très bien de leur apprendre que par les jours de grands orages, les éclairs scient. nous vivons heureux et nous ne sommes que peu d'enfants, mais ça suffit pour le moment. j'avance avec certains, recule avec les autres. ça s'appelle le cycle de vie/mort/vie, c'est dur à accepter mais quand tu lis les mots tu te sens capable d'à peu près tout.

vivre une situation ça peut paraitre très difficile, la voir sur du papier ça aide à accompagner. je m'élance dans la grande Histoire, certain de faire le bon choix, la petite voix qui me guide à prendre le train, à m'endormir dans tes cheveux noirs et ta peau striée de petites gouttes au chocolat. j'ai presque plus peur de la prochaine décennie, parce quand je baisse les yeux c'est ta main que je vois dans la mienne et qu'on arrive à se moquer ensemble de l'art contemporain, des films qui font pleurer et de passer toute une journée sans presque rien manger.

je ferme la gueule aux renards sans culpabiliser, je vois ton monde s'effondrer mais les éléments d'aujourd'hui font que cette fois, il n'y aura aucune miette à ramasser. je laisserai le vent s'en occuper, un peu comme la mauvaise herbe sur le sentier, une fois qu'on l'a coupé.

quant à savoir comment tu t'intègres, écoute au fond de toi comment ça va, d'abord. laisse parler la femme sauvage qui brûle et qui hurle de tout ce que tu t'infliges. laisse la déborder, je te jure que tout ira mieux après. peut-être qu'un jour comme ça, toi aussi tu pourras courir.

avec les loups.

lundi

.c&n.




t'aurais parié combien toi que le commis de cirque et le niglo se croiseraient sur le même chemin ? Au Carrefour du Destin, rien n'indiquait que ces deux là allaient apprendre à se découvrir. Non mon vieux, pas la peine de spéculer, de dire que toi tu pensais que. C'est pas une idée aboutie, c'est quelque chose qui vient de la Chance, la même que celle des cartes, une des pointes du mandala.

je croyais que tout était un cycle. c'est archi faux, personnellement je trouve. à combien t'évalues une histoire qui jure de séparer à un moment donné ? chère, tellement chère. pas étonnant que Roméo & Juliette soit un best seller. la simplicité fait chier, à quoi ça sert de tirer tout droit ? vouloir des choses déjà acquises ? pour des sales gosses ayant peur d'être un peu plus vieux demain, c'est beaucoup plus enrichissant de se diriger vers ce qui nous éloigne du reste du monde, de vivre dans l'illusion, se dire peut-être que, y croire.

débuter sous le signe du Bateleur et de l’Impératrice, dans cet ordre. je veux bien. d’ailleurs je pense que je vais me bastonner pour en garder beaucoup. parce que pour le moment petits frères, il s’agit de vivre. le vent a enfin tourné, changé de direction. Dorothy, je crois que nous avons enfin quitté le Kansas, et que cette tornade là bande de bratchni, elle semble nous emmener quelque part. même qu’on s’en fout de savoir où, puisque c’est déjà là.

c’est rigolo, de voir la cabane de quelqu’un pas vraiment construite, d’y déposer les corps, de s’y sentir presque chez soi après avoir pris quelques goûters. c’est loin, très loin de la grande ville, même qu’il faut prendre surtout le train pour y aller. mais tant pis, tant mieux en fait. parce que pendant ce temps je peux continuer de lire ce qui ne serait sûrement pas lu en temps normal. 

avec une montre on peut lire l’heure, avec deux montres ça devient toujours plus compliqué. on se permet de régner sur le temps quand on en a. qu’importe la fatigue, qu’importe les coups durs, les moments de silence et l’absence de spontanéité. profiter. 

voir qu’on peut avancer, prendre une voie différente, que vieillir sans devenir un sale con c’est possible même si c’est pas donné à tout le monde. je nique ta banalité, t’as bien niqué quelques gouffres qui continuaient de se creuser de jour en jour. la tête hors de l’eau, un peu comme Laurence. le moment de reprendre son souffle, de regarder ailleurs qu’à droite et à gauche pour savoir si on peut traverser. 

comment on fait pour pas avoir envie de suivre quelqu’un qui te montre la carte des étoiles qui sont dessinées dans le ciel, les animaux qui veillent sur nous, les objets qui nous protègent ? qui montre tant d'endroits même là où on ne pourra jamais regarder ? 

ces dernières semaines ont été riches en rencontres, bien différentes mais tout aussi importantes pour apprendre à marcher. l’évolution en continu, profiter du moment présent sans tenir compte de ce qui s’est passé hier et en ayant vraiment autre chose à foutre que de penser au lendemain.

loubard l’enchanté, rendez moi un peu ma virilité, j’ai bouffé des macarons et du thé pour le goûter.
ça grouillobouille dans mon bidon

sous l’emprise de mes mains prises,
cap de construire
j’garde quand même les flingues sous l’oreiller
pour au cas où, pour pu de chaos.

commis de cirque et niglo ça sonne pas mal pour un début.

ET JE VAIS AVOIR UN NOUVEAU DESSIN SUR LE DOS DE MA MAIN.

(bientôt, dans deux secondes trente, une heure voire deux).

dimanche

.bros befores (s)hoes.




Sur le bout du bout du monde virgule.
Non c’est n’importe quoi, c’est pas du tout comme ça que ça se passera. Sur le bout d’en haut des marches, à coté du gars qui vend des cacahuètes qui sentent le caramel, vit la fille qui a des genoux complètement niqués, d'un bleu rouge tirant vers le fou rire.

Normalement elle met des jupes assez longues pour pas qu’on les voit, mais un jour alors que je courrais après le vent et que la grande tornade ne s’était pas encore décidée ,elle m’a raconté son secret, là tout bas, au creux de mon oreille. 
C’est comme ça que c’est devenu sépia. C’est comme ça que l’eau est devenue diabolo grenadine et que je ne mange plus la peau des clémentines. C’est comme ça que quelque chose à l’intérieur de moi a fait comme l’horloge du Grand Marché. 

Le soir quand j’ai fini de travailler, on continue de discuter. elle me demande ce que ça fait, d’être grand et amoché. 
Elle me demande si c’est normal que certains autres, vivent plastiquement tout à coté, mais continuent de raconter des salades pour qu’on continue de les regarder. 
Des fois elle met ses bottes, me prend la main et m’entraine pour aller sauter dans les flaques d’eau. Je l’éclabousse plus souvent qu’elle ne le fait, elle m’écrabouille plus souvent qu’elle ne le devrait.

Je lui demande si les cacahuètes au caramel, si elle en a déjà mangé. 
« Non, sinon ça sentira plus jamais pareil ». Et je trouve ça juste alors on s’interdit d’en prendre pour le goûter. 

En vrai je sais bien qu’elle habite un peu trop loin. Je me souviens à peine des formes de sa main, je l’entends juste me dire que dans une autre vie, pas celle là parce que ça sert à rien, que dans une autre vie on est le roi et la reine d’une planète faite de peinture, d’arbres et surement d’autres trucs mais elle peut pas tout expliquer. Que les loups ne seraient jamais devenus des chiens, que les forêts ne seraient jamais devenues des parcs. 

Alors maintenant quand je remonte les escaliers, que sous la statue, beaucoup de gens restent plantés, le téléphone à la main et le sourire en bas des reins, je l’imagine leur pisser dessus, debout, fièrement comme je lui ai montré. On en aura toujours sur la pointe des pieds. C’est pas très grave tu sais, tant qu’on existe il suffit juste de plus jamais soublier. 

Tu me dis si ça tempête, je rangerai les craies, la gouache, ma gouaille, les pains au chocolat, les crayons, le savon un peu marron, les livres qu’on veut jamais finir, et puis je retournerai.

Dormir.

On venait d’avoir quatre ans, personne n’avait préparé de gâteaux.
On était un peu rouillés, il était temps qu’on hurle aux vents.

aouh.

C’est comme ça que tout est devenu sépia, c’est comme ça que j’ai gardé les miettes.
Sous ma casquette, dans mon manteau.


Savoir que t’es là, c’est comme trouver un calot dans son frigo.
(Déploie toi / Déplie moi)

vendredi

.mon fist / ma bataille.

habillé en petit bandit, celui qu'arpente les grands chemins. mes yeux sont clip de musique, mes oreilles écoutent malgré tout ma caboche, et par là je veux dire à l’intérieur surtout. plus je croise l’Homme et plus j’ai l’impression de les avoir déjà rencontrés, dans cette vie là où dans une autre, je m'en cogne. les visages familiers de ceux qui nous paraissent si étrangers. l’oeil s’habitue-t-il au point d’enregistrer les informations recueillies sur chaque personne qui traverse notre vie pour tout redistribuer aléatoirement en foutant un boxomonstre ? je se perd dans les perceptions. la vue se trouble et tout devient bocal à poissons. 

approche approche j'm'en vais te conter mon aquarium.

comment peux tu prétendre vouloir être mon amie alors que rien de ce que tu as en toi n’en a la volonté. tu ne me possède pas et pourtant toute ma rage est centrée sur ta peau pâle et tes yeux clairs. je te déteste, je déteste mon corps qui ne veut pourtant pas de toi mais qui exprime tout le contraire dès l’instant où je te vois. ne m’approche plus. ni de loin ni de près. 

faire taire le grand silence, après l’aparté. écouter l’amie sans vraiment l’entendre. une voix lointaine, à peine située à quelques centimètres de moi. les situations se ressemblent et pourtant sont tellement différentes, tout se mélange sans s'accrocher, dans ce grand bordel paradoxal. les doigts tremblent, la chemise sort du pantalon, le caleçon se fait la malle comme pour avertir qu’il est temps de dégager, d’aller plus loin, ailleurs, quelque part qu’on sait pas vraiment où encore, tu vois ?

se perdre dans une poignée de doigts, une voix timide qui semble presque croire en moi. et toi t’en as sculpté combien d’histoires proche des grands boulevards ? tu saignes aussi quand il fait noir sur les trottoirs ? tu parcours mon corps avec tes lèvres et tu soignes la surface qui fait rougir timidement ce qui est enfoui sous les tripes. je ne sais plus où cogner du coeur mais j’me complais pas dans mon malheur. c'est à mon tour de te goûter et je vacillerai presque pour ta peau de lait.

y’a des fardeaux moins lourd à porter.

de retour sur le bitume, je scrute à droite à gauche et même en diagonale. mon amie tu sais quoi ? tous ces dévots sont des veaux et c’est pourtant moi qui beugle comme un forcené. 
ta compassion ne me touche pas. ta pitié me glisse dessus comme le molard dans lequel t’aurais oublié d’y mettre ta morve.

j’aimerai trouver le temps de lire cécile coulon, d’avoir quelque chose à lui dire pour pas m'trouver trop con. les héros se cachent pour rougir tu le savais toi ?
le soleil s’en est allé, cette année il s'est cassé sans rien régler, copain reviens j'te propose juste de partager. 

les fractures s’agrandissent, les cicatrices s’épaississent et je ne sais vraiment plus où donner de la fête, pour. pour voir si l’herbe est plus fumable ailleurs. 
la facture totale est un peu trop salée, le sucre s’avale avec un billet roulé en paille. 
c’est pas aujourd’hui qu’on reconstruira
les voies impénétrables de la paroisse nasale. 

j’pensais quand même valoir mieux que ça, wesh.
eh lou t’as fait tomber quelque chose.
jore ? 
ton sourire, ma gueule. 

(rob l’autre, eh). 

mercredi

.épouvantables épouvantables.

bonjour monsieur,

pourrais-je avoir un jus d'orage s'il te plaît ? un cocktail des nerfs, un bouquet de misère, quelque chose sur quoi faire tomber mes éclairs ?

bien.

et je dois lire un millier d'histoires, sans que personne ne sache pourquoi, pourquoi ?  y'a plus grave dans la vie, voyons.

en attendant on fait fermer sa gueule à celui qui cogne, on lui dit de se taire, de plus bouger voilà c'est bien maintenant je t'écoutes plus. il est là prostré et c'est pas la peine de venir lui parler.
combien pour venir souiller tes doigts ? combien pour croquer tes phalanges et tenter de croire que la vie est belle et même que le monde est beau ? (soja & modiano, lalalala)

le matin le presque soleil gratte avidement le rideau de fer qui couine et mes boyaux sont prêts à tout lâcher, j'ai fait tomber les dés dans le ruisseau, double trois carte chance, quand c'est qu'on reva danser la trance ?
le jour des frites c'est quand on veut, moi j'attends qu'une chose, que Plum vienne me laver les veines, que je lève l'encre pour en faire des bateaux, placés un peu partout par delà la peau.

c'est l'heure de l'instabilité émotionnelle, de faire couler ton rimmel, que tu te poses des questions existentielles. est-ce que ça vaut le coup ? est-ce que lou vieillira demain ?

pas question, me touche plus, ni toi ni personne sinon. sinon je te transforme oh et puis non d'ailleurs laisse-moi me transformer tout seul. mange ta plume, débranche tes stylos, va t'en toi et ta tignasse. va courir après la gloire, après la sécurité, après tes.

bon, il arrive ce jus d'orage ?

dernier jour sur terre, et j'irai pas prier pour vous.
salut

mardi

.stay high.

tu viens avec nous ?
sans façon, ça sent la pute ici.

et moi je l'imagine danser sur la musique qui dit la mer.

c'est fou quand l'égo est roi, ça nous permet vraiment de faire n'importe quoi. mais du bandant au baddant il n'y qu'une toute toute petite marche. mieux monter pour se sentir en suspension avant de dégringoler.

bordel de merde la lune avant y'avait juste besoin de faire les deux doigts en l'air et nique. maintenant elle s'incruste dans la tête et elle te fait switcher, comme ça du jour au lendemain. comme si t'avais envie de faire des raviolis froids, t'ouvres les yeux et en fait t'es entrain de bouffer des épinards poissons panés.

ça sent pas encore l'arnaque mais tu vois qu'est ce je veux dire ?

le temps d'un weekend en normandie pour revoir les petits gars qu'ont été à l'école avec. regarder leur bébé, voir les travaux de la maison, essuyer les pieds avant de rentrer, manger du barbecue parce que vraiment Lou faut que tu reprennes un peu de salade avec des merguez et hop tiens mon cochon c'est pas à Paris que t'en auras des comme ça. oui oui oui, gavez moi jusqu'à avoir le gout de l'oeuf dans le bide avant que je dégueule. je me suis bien marré mais le retour vers mon no futur s'annonce plus dur. maintenant.

j'ai déjà envie de changer de couleurs, en plus de mon caleçon. la peau gratte de plus en plus vite, elle devient sale tellement rapidement que j'ai à peine le temps de me dire que ça fait du bien de se poser.

je fais des grands discours, je dis que je suis super fort pour garder la forme et cultiver la légende. ma fierté se ramasse dès la sortie de l'oreiller, je ne suis ni dur à nuire ni un vaillant petit chevalier de l'amitié.

je grince des dents de voir le soleil se cacher alors que c'est sensé être son tour. on dort pas la nuit, on s'évanouit dans les bras de. puis dans les pieds de. creuser son trou sans s'faire poinçonner aux Lilas.

alors je me promène je me promène, je regarde le mur avant de foncer droit dedans, toujours bien connaître son ennemi. je lève les yeux et je lis "dans quel monde vuitton".

et l'envie de vriller reprend, une sale blague, une impression de s'être fait capturer après avoir tendu le filet pour se faire avoir.

pardonnez moi mon père, j'ai trop pécho.

(dommage pour toi le père sirote sa 8-6, bien à l'abri de tes soucis)

aloraloralors, j'attends, patiemment, quelqu'un que je ne veux plus jamais revoir.
l'astuce ?

caresser l'entre deux, rester dedans, s'y faire son nid. ni trop adulte ni trop gosse.
attendre que ça passe. jusqu'à la prochaine trace, une prochaine histoire un peu moins.
salace.

des fois j'ai envie de venir te réveiller, te demander si je peux m'allonger à coté de toi si ça te dérange pas et que tu me dises que ça va aller, que toi aussi tu passes par là, que peut-être on peut vraiment redevenir copains et que plus jamais je t'aimerai à vouloir buter tout ceux qui se mettent en travers de ma croute.

haha. nunca jamas.

mercredi

.peau de loup.

si la pluie me cherche dites lui que je suis parti courir sous l'orage.

dites lui aussi que je vais bien, que j'ai plus besoin de vos ficelles pour faire semblant de sourire, que je grogne toujours contre le vent mais que cette nuit j'ai dormi longtemps.

dites lui que c'est pas grave, dites lui que cette fois peut-être que j'aurai une place et que si c'est pas le cas tant pis, j'ai juste besoin de trouver un filet de pêche.

et si elle vous dit qu'elle est pas là, n'insistez pas, elle sait où me trouver. moi j'adore étendre et décomposer son nom, essayez voir, c'est beau la pluie.

oh et j'ai une clique de copains tous plus merveilleux les uns que les autres, ils ont besoin de vous alors ça croûte pas grand chose en plus de vous éviter un coup de pied au cul si vous allez pas au moins jeter un oeil. voilà.






lundi

.un de ces machins où on ne sera jamais plus le.

on avait dit qu'on prendrait le métro. il était environ la nuit, ni les autres ni les monstres qui se cachent dans le noir ne pouvaient nous attraper, de toutes façons t'avais les joues trop rouges et moi j'avais comme peur de plus rien, même pas de dérouiller.

j'ai entendu le wagon arriver très vite, t'étais dedans et t'as bondi pile devant mes pieds. t'étais encore plus rouge que t'avais dit que tu serais alors j'ai rigolé. et toi t'avais envie de te cacher. alors pour faire comme si de rien n'était on a dit des trucs que tout le monde dit.

c'est seulement quand l'air et les réverbères sont venus se cogner contre tes joues que ça s'est mis à battre très fort. pour pas que ça s'entende trop j'ai dit viens on marche, ça tombait plutôt bien tu voulais marcher.

sur la route j'ai compté les bandes blanches pour traverser. t'as dit de quoi t'avais peur dans la vie et ça m'a donné des forces que je te dirais pas pourquoi. je marchais dans les pas de personne, ça sentait tout nouveau et y'avait ta main qui pendait au bout de ton bras, c'était un peu dur de se concentrer, et puis y avait encore des bandes blanches à compter et le son de ta voix à écouter.

le bord de l'eau et les petits cailloux.
mégots sur mégots et mes paroles de loup.

on avait dit qu'on était trop fissurés et certainement que les cicatrices disparaitraient jamais. j'avais mal entendu, peut-être à cause de se sentir seuls au bout du monde alors qu'ils sont tous autour. je les voyais pas, je voyais que toi.

j'avais envie de te dire des secrets sans parler fort, mais j'ai eu raison de pas parler. j'ai eu raison de t'écouter et de taire, de me mordre l'intérieur de la bouche pour pas. les loups se créent tout seul. mais c'est aussi ça qui fait les loups, je veux dire, qu'ils peuvent pas prétendre à autre chose. je veux dire, compter pour, se tenir la main, se souvenir. c'est pas dans la même cour que les loups jouent.

idiot.

réveillez moi quand septembre sera là. allez vous niquer pour la peau sur les os.
j'réarme mes flingues, j'ai fait de la place sous l'oreiller.

j'suis même prêt à thelmalouiser avec Celle qui. quand elle sera prête.
pour pas partir tout seul, pour avoir quelqu'un à regarder pendant le grand saut.
pour pas se déconcentrer.

la cicatrice de plus dira "je t'interdis d'aimer avec amour".

PAN.
(et pouche allons y franchement).

plum, nouvelle maison, nouvelle raison
tu m'gardes une valse sur les quatre saisons ?
tu viendras m'voir à Odéon ?

- Calvin : Vous l'avez fait exprès..
 - Hobbes : avec vos têtes de thons.

Roulez jeunesse / Giclez vieillesse


dimanche

.dégobiller, c'est le mot le plus rigolo qui existe.

tu ne connais que l'origine du monde si tu vis la nuit. je parle de ce monde là en tout cas, peut-être pas le tien, encore moins le sien, juste celui là. se planquer derrière une guitare et poser blanche neige sur l'identité, dessiner le petit rail de sourire pour le crâne du train corail. pour les amis, parce qu'ils sont là et qu'ils sont content de te voir.

on dit que t'es le coboille et moi je fais les indiens, c'est beaucoup plus joli et drôle maintenant que t'as les muqueuses anesthésiées, saute de voiture en voiture, dévale les marches vers rue custine. tu t'en branles un peu, regarde moi comme on est beaux là tous les deux à mi-chemin de rien.

après avoir compté les petites lumières qui balayent la surface du belvédère, tu t'en prends aux ombres à côté. c'est fou hein ?
fou de dire que toutes les formes familières peuvent devenir si étrangères là CLAC, suffit d'un clin d'oeil, ripper des doigts. CLAC

ça fait combien de nuits que tu vois le soleil se lever ? même la cloche de l'église Saint Paul rythme pu ta vie, les oiseaux sont beaucoup plus qualifiés pour s'en charger. laisse peut-être le petit lézardéco s'y mettre aussi, les joues rondes, ça fait des pieuvres dans le bide, c'est connu. moi je connais.

à un moment j'ai grimpé tout en haut tout en haut des marches et le vent soufflait pas si fort, et quelqu'un a dit, je sais plus c'était quelqu'un, mais il a dit Lou tu vas t'envoler. je savais pas si c'était drôle alors j'ai rien dit. je dis plus rien. s'envoler j'le fais déjà suffit de regarder mes baskets.

quand on disait que quelqu'un décrétait avant, ça donnait un peu la nausée et des vertiges, ça donnait presque envie de colérer, de se battre contre le vent (t'es quasi toujours sur de gagner sauf qu'à la fin tu perds, t'es deg). et puis on m'a prêté une chanson, depuis je l'ai rendu, mais dans la chanson le gars il dit toujours décrété. mais j'aime bien ce qu'il dit.

moi aussi je vous la prête pour que vous décrétiez aussi dac ?




et même si t'as envie de me tuer ou que t'as décidé de plus me causer toi et tes 370 kilomètres je m'en fous. je te fais la paix quand même. 

il est l'heure d'il était une autre fois. alors faudra quand même prendre un bain et dire bonjour merci aurevoir je vous en prie. et puis après on rigolera et je te raconterai l'histoire du gosse qui est né dans une boite de nuit. deal ?

désolé c'est l'heure du goûter.
salut

mercredi

.c'est là que t'es, comme ta voix.

t'avais choisi d'être épouvantail, je rigolais pas si fort que ça parce que franchement, être né pour effrayer la rue. ça donnait vraiment envie.
quand tu t'es pris pour un loup, j'ai pas cherché à badiner avec l'amour, j'ai tout de suite montré les crocs, je t'ai pris dans mes petites pattes et t'as déclaré que peut-être les loups et les ours c'était le même combat.

je vais te dire un truc, l'ours avant, était roi. il s'est fait défondéchu par le lion. parce qu'il ressemblait trop aux autres, ceux qui s'installent et qui rentrent confortablement dans les cases des décideurs. c'est triste hein ?
même quand tu t'es mis à vouloir prendre les commandes, à t'improviser marin et enfiler des t-shirts rayés, je me planquais pas tant que ça non plus. j'étais l'ombre cousue, celle que t'enfiles par les baskets et que tu regardes danser sous tes pieds quand le soleil pointe haut, très haut devant les nuages.

t'aurais voulu être pédé pendu poilu mollusque héros cithare tétard horloge chanteur curé. je t'aurais fabriqué tes déguisements.

mec, relève la ta tronche de sous l'oreiller. c'est pas lui qui va t'aider à respirer. c'est pas comme ça que tu feras peau neuve, quand même que t'es gribouillé du cul jusqu'au nombril et de la tête aux tétons.
dégaine ta bite, ton couteau, écoute celui qui sait, celui qui dit qu'il est venu vous voir. pour dire tout un tas de jolies choses que tout le monde prend pour soi.

tu fais peur aux renards, tu fais peur aux joues dodues. t'étais pas mal en épouvantail, mais t'es fait de paille pas de corail. laisse les bijoux briller pour ceux qu'ont les yeux tellement grands qu'ils sont aveugles, laisse leur le luxe.

je t'aime d'aimer les putes, la poudre et les serinflingues. je t'aime d'avoir des amis qui colorent le ciel, le foutre et les murs gris.

pissez vous qu'on puisse passer.
poussez vous qu'on puisse rêver.

cette nuit.

poh portait une salopette, elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. elle dessinait à la craie sur un tableau au byrrh, mais le byrrh était pas le byrrh et je sais que plum n'en revenait pas qu'on puisse faire faire la 
queue aux nains qui veulent faire le space mountain. 

bref, cette nuit poh portait une salopette et s'essuyait ses mains de toutes les couleurs craies sur le bloudjinz qui lui couvrait les guiboles. dans les enceintes ça faisait de la musique qui indique l'heure de boire du thé.
alors ouais ce matin je regarde par ma fenêtre, et si poh dit ça, moi je veux bien me coiffer tous les jours si le soleil se lève pour qu'on lui fasse une crête.



tu comprends maintenant ce qui est important et ce qui ne le sera jamais ? qu'ils aillent tous fricoter avec leurs planques, qu'ils mentent et grandissent à tour de rôles. tu feras jamais partie du générique.

continue d'briller pour ceux qui s'éteignent de temps en temps. et si on te balance sur le trottoir, tu recommenceras une autre histoire.

tu vas les avoir, à grands coups d'ironique-leur-vie. 


reviens pas dans la vie normale mon pote, grandis pas petit. y aura toujours besoin de ceux qu'ont jamais sû faire les lacets, c'est quand même plus marrant de se casser la gueule que de marcher en file indienne et attendre de se faire servir la même habitude jour après jour.

cantine, mon cul.
t'es joli comme un pokémon qu'on aurait pas encore collectionné.

soom soom.
l'hibiscus du jardin fera toujours son lit pour toi.

balance,
soir

aurevoir

(quand je pense qu'on regarde toutes ces étoiles, et que personne ne remarque à quel point le vide qu'il existe entre-elles peut être bleu, j'en boufferai ma salopette).

.cumburger.

allez quoi, donne-balance-envoie, j'te la troque à deux euros gars, ta chance. j'me pète le cou à regarder le haut du mur, t'en as toujours envie toi de grimper sur le rebord pour admirer ce qui s'y passe ? va me faire foutre, ouais. j'ai tellement de bile aux pieds que mes baskets touchent plus ciel, le blanc des narines et les neurones acidulés n'y changent rien. c'est même mille fois pire.

anorexie mon cul. les bonbons le coca le chocolat noir, c'est les seuls coups de pute qui font pas ni mauvaises surprises ni fissures.

je me réfugir.

t'as beau traîner tes guiboles du Sud à l'Ouest, à l'Est, surtout à l'Est d'ailleurs. 
(c'est curieux, moi j'pensais que je serai un conquérant du phare Est, mais mon cul. aussi.)
t'as beau traîner tes groles d'un point A à un point B tu reviens toujours à la case nulle part. 

ça grouille de vos vies dans le jardin d'à côté, à force regarder tu j'me nique mes pupilles, j'vous vomis, tellement 
c'est dégueu dégueu dégueu, terriblement dégueu.

anorexie mon cul. t'as laissé ton tchaï dans ma tête et moi je le bois sans amertume, cette putain de nouvelle habitude malsaine, comme si ça changeait quelque chose, que je continue de t'appartenir ou que tu m'appartiennes.
va me faire foutre.

quelques jours plus tôt la jolie pelle qui servait à mettre des coups dans la gueule  aux châteaux de sables qui détalent sans avoir eu le temps de faire voir la Réussite. aujourd'hui la pelle a juste servi à creuser le trou encore plus profond. c'est quoi mon gars ces petits phares que tu penses voir dans la nuit noire, très noire, ceux qui t'aident à pas faire dans ta culotte quand tout va mal autour, même les choses que tu pensais inéfritables et qui pourtant explosent à la moindre secousse ? c'est quoi ces petits phares qui en fait sont des pièges à Lou encore plus énorme que quand un mec a décidé de remplacer le coca par du coca zéro ?

c'est. quoi ?

rentre chez toi loubard il va faire tout noir.
ta gueule toi, aide moi plutôt à défoncer ce dépotoir. 

bientôt Odéon pour déposer un oreiller.
et la cabane sera mille fois plus balèze qu'avant.
mon navire, mort de rire. 

mais pour l'instant.
va me faire foutre,
hop. sans les mains.

(mais bordel, où c'est que j'ai mis ta seringue ?). clicclicboom

samedi

.c'est maintenant qu'on va où.

si elle veut pas pas partir, si elle continue de nous manger.
c'est nous qui la niquerons, cette spirale infernale.

on remonte, on remonte, les poumons sur le point d'exploser.
ça y'est le soleil commence à réchauffer. la tête / les épaules / et.la grande inspiration, la bulle d'air qui crève le corps. le souffle divin aux relans démoniaques.
la vague est passée, et on l'a affronté. pleine face, coucou tu veux voir ma gifle ? y'a p'tête les marques et les sévices corporels mais dans la tête petit garçon, dans la tête c'est opikanoba de nouveau. regarde le mon sourire brumeux.

que tu te décides de te lever ou pas l'énorme rond jaune qui crame la peau, lui, se lève sans toi,
attends moi mon gros, attends moi, j'arrive.

tant pis pour les lacets, 
tant pis pour les futures dégringolades parce que.

les destins continuent de se croiser, les mains de se serrer, 
les pupilles de se perdre dans d'autres pupilles.

on a couru très très vite sur toutes les marches
on a regardé au loin. non, encore plus loin et il y avait cette pluie qui
mouillait tous les toits du monde.

s'il pleut sur eux c'est pour moins que ça
pleure sur nous. on sera les mieux servis
tant qu'ils nous prendront pour des fous

on a bordé les trottoirs on /
a renommé les rues des noms 
qu'on voulait
on était perdus mais on était les seuls à avoir trouver notre
place

et le reflet dans la glace,
continuera toujours d'faire
la grimace

mais cette fois tu rigoles, 
tu chausses tes baskets ailées et 
et en route pour la joie /
ouais voilà en route pour la joie.

Paris nous suppliait
de s'amuser avec nous
alors pour faire la paix
je lui ai mis une majuscule.
que ceux qui m'aiment me suivent (je sais toi tu resteras là bas, tant pis pour toi)

.colorants et déconservateurs.

nous devenions ce qu'on avait bien voulu, être ces petits gars qui ne craignent ni la pluie, ni la nuit ni le froid. les compagnons de galère achevèrent une boucle.

...

dizans. c'est pas si long que ça quand on y pense. dizans à crever des bulles sur nos sweats, à regarder le monde grisir. tenter de lui donner de jolies couleurs, de tracer des sourires du bout de nos doigts, d'incruster des étoiles au creux des mains de ceux qui essayent d'être un peu moins plastique que les autres.
ça parait encore plus loin que très loin. pourtant c'était y'a presque trois hiers.
t'en faisez pas les gars, on s'en va s'en va sans regret.

à toutes les éponges qui pompent nos mondes et nous font des crevaisonvinaigres dans les tripes. aux grands, cachés dans des vêtements de sales mômes qui savent te séduire à coups de nichons et de bouche colgate.
allez vous niquer.

...

on cherchait un paquebot. on a trouvé le plus beau navire du monde, l'équipage a pas tellement changé, et puis les marins ça va ça vient. reste quand même ceux à voile et à vapeur qu'on croquerai bien quand il fait faim.

on n'a même plus besoin de ramer pour trouver le niveau de la mer, on a appris à nager dans les eaux qui nous proposaient si gentiment de nous faire rêver. y'a dizans.

le reste du monde était planté sur le rebord, les pieds dans l'écume. on s'est éloignés, petit à petit, en tentant de construire des nids. Oiseau.

maintenant quand on regarde en arrière, sur le bord, c'est flou, ça bruine tellement que tout se fond, tout se mélange.


il fait tellement bon dans cette eau où on a plus pied, y'a pu qu'à se laisser bercer. 
pendant que ceux du bord crient "laisse pas la vie te passer dessus", on rit à gorge déployée, on raconte les sentiments, on dit que c'est pas possible pas aux héros des grands romans. on s'fout de leur gueule, on est une bande de jeunes à nous tous seuls.


notre vie /
mes amis.

du capitaine au mousse, de la vigie à l'éplucheur de patates
du microbe au chapelier, de cancrelune à claude ponti
on a tous essuyé les traînées des coeurs de pirates.

tu veux que j'te dise ?
tant pis si ça gratte.
c'est l'salaire des sales gosses,
on a oublié la case départ,
on empochera les petites étoiles qui nous reviennent
pendant que toi ton chemin est tout tracé dans ta prison
de
banalités. garde la ta vie sans vague. 
et quand tu seras sur ton lit de mort
on sera encore entrain d'danser dans tous les ports.


alors tant pis pour ceux qui ont abandonné en cours de route.
allez vous niquer.

soyez (pas si) heureux, c'est plutôt méchant.

...

weh

lundi

.soliane.

Je suis pas vraiment ton ami, mais là, j'ai envie de faire comme si. C'est ce que voudrait dire le petit boï, tous les soirs dans le creux de ton oreille. 

La nuit, c'est à eux que je parle. Tes renards blancs te suivent, toi la chef de ta meute. Je suis content que tu sois différente, je suis heureux de savoir que quelque part tu respires le même air. J'aimerai juste parfois, retourner sur ta fréquence. 

J'attendrai. J'attendrai que tu boucles cette histoire. J'attendrai que tu changes de trottoir, que tu comprennes qu'on évolue chacun de notre côté et qu'une fois qu'on sera prêts, il n'y aura que des sourires dans nos gorges grasses. Que j'accepterai n'importe quoi pour qu'on puisse continuer de se tenir la main et qu'ensemble on n'aura plus jamais à avoir peur de rien.

J'ai entendu ce qu'il y avait dans ton ventre, tu sais ce qui se passe dans mon corps quand tout tremble. C'est une vieille histoire que de voir des loups et des renards prendre les mêmes chemins. Je le sais, je l'ai lu. 

T'arriveras pas à me faire changer d'avis. 
On est taillés dans le même bois, on a juste pas les mêmes fissures.

Je suis pas magicien des mots, encore moins pour ton cerveau. je t'ai vu trembler et rougir, je sais que ce que je dis trace son chemin jusqu'au fond de ton ventre. Si le soir ça va mal, rappelle toi qu'on a existé, qu'on continuera d'exister. 

Si y'a bien un endroit qu'était pas encore tatoué, tu viens d'y graver ton nom à tout jamais. Si t'es cap de savoir où c'est, t'as juste à me le demander.

Sans déconner le jour où tu reviens, mille bonbons roses qui piquent pour toute la vie.

vendredi

.et puis j’ai fait poum avec mon pouce et je m’ai tué.

le ventrE


n'est qu'une boule en béton, de celle qui donne envie de se recroqueviller sur soi-même. générateur de bile qui grimpe grimpe grimpe et fait devenir acide la

bouchE,

dégueulant des mots qui n'existent pas, éclatent pour faire mal, entendre rugir, hurler, s'énerver, crier.
Nunca Jamás
nunca jamás
Nunca Jamás.

la têtE

est obligée de cogner, elle ordonne, se met en colère et sans que les

yeuX

ne voient, les images explosent. tout, tout est si blanc mon vieux. et c'est impossible de savoir si la réalité a raison ou si l'imagination a tort.
avec pour seule réponse tu es comme tout le monde.
Lui là bas qui ment tout le temps et bastobagarre la terre sur laquelle il crache les postillons de son bœuf salement haché, Elle qui vit tellement loin qu'Elle préfère Se savoir aimé plutôt que de comprendre qu'Elle saccage sans faire exprès. être comme eux. alors là, seulement là

les doigtS

d'abord se mettent à trembler, coups de fouets électriques, comme petit quand fallait pas mettre les mains sur la plaque chauffantattentiontuvastebruler, faudra pas venir pleurer. non. parce que bien sûr quand t'es môme, même pleurer est interdit.

tactattactactatctatctatctatatctatctatactacccctttaaacttacc
cctttaaattcctctctctctaaaaaccc
tttaaa
aaccc
cccccc.

t'es propre, t'as la tête de l'emploi, tu rentres si bien dans les cases, on est tellement fiers de toi. Tu trembles pas quand il faut porter les verres à la table de monsieurmadame,on est tellement fiers de toi. non non mon

cul,

ta

gueule.
je murmhurle tout doucement, mais très fort. parce que je sais que tout là bas, tu m'écoutes sans m'entendre. et si jamais un jour il est temps de partir vers le grand grand vent, qu'on puisse rigoler, rigoler comme quand le gras des chicken fait des bulles dans le fond de la

gorge.

alors viens l'écrire en bas de chez moi.