vendredi

.mon fist / ma bataille.

habillé en petit bandit, celui qu'arpente les grands chemins. mes yeux sont clip de musique, mes oreilles écoutent malgré tout ma caboche, et par là je veux dire à l’intérieur surtout. plus je croise l’Homme et plus j’ai l’impression de les avoir déjà rencontrés, dans cette vie là où dans une autre, je m'en cogne. les visages familiers de ceux qui nous paraissent si étrangers. l’oeil s’habitue-t-il au point d’enregistrer les informations recueillies sur chaque personne qui traverse notre vie pour tout redistribuer aléatoirement en foutant un boxomonstre ? je se perd dans les perceptions. la vue se trouble et tout devient bocal à poissons. 

approche approche j'm'en vais te conter mon aquarium.

comment peux tu prétendre vouloir être mon amie alors que rien de ce que tu as en toi n’en a la volonté. tu ne me possède pas et pourtant toute ma rage est centrée sur ta peau pâle et tes yeux clairs. je te déteste, je déteste mon corps qui ne veut pourtant pas de toi mais qui exprime tout le contraire dès l’instant où je te vois. ne m’approche plus. ni de loin ni de près. 

faire taire le grand silence, après l’aparté. écouter l’amie sans vraiment l’entendre. une voix lointaine, à peine située à quelques centimètres de moi. les situations se ressemblent et pourtant sont tellement différentes, tout se mélange sans s'accrocher, dans ce grand bordel paradoxal. les doigts tremblent, la chemise sort du pantalon, le caleçon se fait la malle comme pour avertir qu’il est temps de dégager, d’aller plus loin, ailleurs, quelque part qu’on sait pas vraiment où encore, tu vois ?

se perdre dans une poignée de doigts, une voix timide qui semble presque croire en moi. et toi t’en as sculpté combien d’histoires proche des grands boulevards ? tu saignes aussi quand il fait noir sur les trottoirs ? tu parcours mon corps avec tes lèvres et tu soignes la surface qui fait rougir timidement ce qui est enfoui sous les tripes. je ne sais plus où cogner du coeur mais j’me complais pas dans mon malheur. c'est à mon tour de te goûter et je vacillerai presque pour ta peau de lait.

y’a des fardeaux moins lourd à porter.

de retour sur le bitume, je scrute à droite à gauche et même en diagonale. mon amie tu sais quoi ? tous ces dévots sont des veaux et c’est pourtant moi qui beugle comme un forcené. 
ta compassion ne me touche pas. ta pitié me glisse dessus comme le molard dans lequel t’aurais oublié d’y mettre ta morve.

j’aimerai trouver le temps de lire cécile coulon, d’avoir quelque chose à lui dire pour pas m'trouver trop con. les héros se cachent pour rougir tu le savais toi ?
le soleil s’en est allé, cette année il s'est cassé sans rien régler, copain reviens j'te propose juste de partager. 

les fractures s’agrandissent, les cicatrices s’épaississent et je ne sais vraiment plus où donner de la fête, pour. pour voir si l’herbe est plus fumable ailleurs. 
la facture totale est un peu trop salée, le sucre s’avale avec un billet roulé en paille. 
c’est pas aujourd’hui qu’on reconstruira
les voies impénétrables de la paroisse nasale. 

j’pensais quand même valoir mieux que ça, wesh.
eh lou t’as fait tomber quelque chose.
jore ? 
ton sourire, ma gueule. 

(rob l’autre, eh). 

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