Je suis pas vraiment ton ami, mais là, j'ai envie de faire comme si. C'est ce que voudrait dire le petit boï, tous les soirs dans le creux de ton oreille.
La nuit, c'est à eux que je parle. Tes renards blancs te suivent, toi la chef de ta meute. Je suis content que tu sois différente, je suis heureux de savoir que quelque part tu respires le même air. J'aimerai juste parfois, retourner sur ta fréquence.
J'attendrai. J'attendrai que tu boucles cette histoire. J'attendrai que tu changes de trottoir, que tu comprennes qu'on évolue chacun de notre côté et qu'une fois qu'on sera prêts, il n'y aura que des sourires dans nos gorges grasses. Que j'accepterai n'importe quoi pour qu'on puisse continuer de se tenir la main et qu'ensemble on n'aura plus jamais à avoir peur de rien.
J'ai entendu ce qu'il y avait dans ton ventre, tu sais ce qui se passe dans mon corps quand tout tremble. C'est une vieille histoire que de voir des loups et des renards prendre les mêmes chemins. Je le sais, je l'ai lu.
T'arriveras pas à me faire changer d'avis.
On est taillés dans le même bois, on a juste pas les mêmes fissures.
Je suis pas magicien des mots, encore moins pour ton cerveau. je t'ai vu trembler et rougir, je sais que ce que je dis trace son chemin jusqu'au fond de ton ventre. Si le soir ça va mal, rappelle toi qu'on a existé, qu'on continuera d'exister.
Si y'a bien un endroit qu'était pas encore tatoué, tu viens d'y graver ton nom à tout jamais. Si t'es cap de savoir où c'est, t'as juste à me le demander.
Sans déconner le jour où tu reviens, mille bonbons roses qui piquent pour toute la vie.
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