samedi

.c'est maintenant qu'on va où.

si elle veut pas pas partir, si elle continue de nous manger.
c'est nous qui la niquerons, cette spirale infernale.

on remonte, on remonte, les poumons sur le point d'exploser.
ça y'est le soleil commence à réchauffer. la tête / les épaules / et.la grande inspiration, la bulle d'air qui crève le corps. le souffle divin aux relans démoniaques.
la vague est passée, et on l'a affronté. pleine face, coucou tu veux voir ma gifle ? y'a p'tête les marques et les sévices corporels mais dans la tête petit garçon, dans la tête c'est opikanoba de nouveau. regarde le mon sourire brumeux.

que tu te décides de te lever ou pas l'énorme rond jaune qui crame la peau, lui, se lève sans toi,
attends moi mon gros, attends moi, j'arrive.

tant pis pour les lacets, 
tant pis pour les futures dégringolades parce que.

les destins continuent de se croiser, les mains de se serrer, 
les pupilles de se perdre dans d'autres pupilles.

on a couru très très vite sur toutes les marches
on a regardé au loin. non, encore plus loin et il y avait cette pluie qui
mouillait tous les toits du monde.

s'il pleut sur eux c'est pour moins que ça
pleure sur nous. on sera les mieux servis
tant qu'ils nous prendront pour des fous

on a bordé les trottoirs on /
a renommé les rues des noms 
qu'on voulait
on était perdus mais on était les seuls à avoir trouver notre
place

et le reflet dans la glace,
continuera toujours d'faire
la grimace

mais cette fois tu rigoles, 
tu chausses tes baskets ailées et 
et en route pour la joie /
ouais voilà en route pour la joie.

Paris nous suppliait
de s'amuser avec nous
alors pour faire la paix
je lui ai mis une majuscule.
que ceux qui m'aiment me suivent (je sais toi tu resteras là bas, tant pis pour toi)

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