lundi

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t'aurais parié combien toi que le commis de cirque et le niglo se croiseraient sur le même chemin ? Au Carrefour du Destin, rien n'indiquait que ces deux là allaient apprendre à se découvrir. Non mon vieux, pas la peine de spéculer, de dire que toi tu pensais que. C'est pas une idée aboutie, c'est quelque chose qui vient de la Chance, la même que celle des cartes, une des pointes du mandala.

je croyais que tout était un cycle. c'est archi faux, personnellement je trouve. à combien t'évalues une histoire qui jure de séparer à un moment donné ? chère, tellement chère. pas étonnant que Roméo & Juliette soit un best seller. la simplicité fait chier, à quoi ça sert de tirer tout droit ? vouloir des choses déjà acquises ? pour des sales gosses ayant peur d'être un peu plus vieux demain, c'est beaucoup plus enrichissant de se diriger vers ce qui nous éloigne du reste du monde, de vivre dans l'illusion, se dire peut-être que, y croire.

débuter sous le signe du Bateleur et de l’Impératrice, dans cet ordre. je veux bien. d’ailleurs je pense que je vais me bastonner pour en garder beaucoup. parce que pour le moment petits frères, il s’agit de vivre. le vent a enfin tourné, changé de direction. Dorothy, je crois que nous avons enfin quitté le Kansas, et que cette tornade là bande de bratchni, elle semble nous emmener quelque part. même qu’on s’en fout de savoir où, puisque c’est déjà là.

c’est rigolo, de voir la cabane de quelqu’un pas vraiment construite, d’y déposer les corps, de s’y sentir presque chez soi après avoir pris quelques goûters. c’est loin, très loin de la grande ville, même qu’il faut prendre surtout le train pour y aller. mais tant pis, tant mieux en fait. parce que pendant ce temps je peux continuer de lire ce qui ne serait sûrement pas lu en temps normal. 

avec une montre on peut lire l’heure, avec deux montres ça devient toujours plus compliqué. on se permet de régner sur le temps quand on en a. qu’importe la fatigue, qu’importe les coups durs, les moments de silence et l’absence de spontanéité. profiter. 

voir qu’on peut avancer, prendre une voie différente, que vieillir sans devenir un sale con c’est possible même si c’est pas donné à tout le monde. je nique ta banalité, t’as bien niqué quelques gouffres qui continuaient de se creuser de jour en jour. la tête hors de l’eau, un peu comme Laurence. le moment de reprendre son souffle, de regarder ailleurs qu’à droite et à gauche pour savoir si on peut traverser. 

comment on fait pour pas avoir envie de suivre quelqu’un qui te montre la carte des étoiles qui sont dessinées dans le ciel, les animaux qui veillent sur nous, les objets qui nous protègent ? qui montre tant d'endroits même là où on ne pourra jamais regarder ? 

ces dernières semaines ont été riches en rencontres, bien différentes mais tout aussi importantes pour apprendre à marcher. l’évolution en continu, profiter du moment présent sans tenir compte de ce qui s’est passé hier et en ayant vraiment autre chose à foutre que de penser au lendemain.

loubard l’enchanté, rendez moi un peu ma virilité, j’ai bouffé des macarons et du thé pour le goûter.
ça grouillobouille dans mon bidon

sous l’emprise de mes mains prises,
cap de construire
j’garde quand même les flingues sous l’oreiller
pour au cas où, pour pu de chaos.

commis de cirque et niglo ça sonne pas mal pour un début.

ET JE VAIS AVOIR UN NOUVEAU DESSIN SUR LE DOS DE MA MAIN.

(bientôt, dans deux secondes trente, une heure voire deux).

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