mardi

.stay high.

tu viens avec nous ?
sans façon, ça sent la pute ici.

et moi je l'imagine danser sur la musique qui dit la mer.

c'est fou quand l'égo est roi, ça nous permet vraiment de faire n'importe quoi. mais du bandant au baddant il n'y qu'une toute toute petite marche. mieux monter pour se sentir en suspension avant de dégringoler.

bordel de merde la lune avant y'avait juste besoin de faire les deux doigts en l'air et nique. maintenant elle s'incruste dans la tête et elle te fait switcher, comme ça du jour au lendemain. comme si t'avais envie de faire des raviolis froids, t'ouvres les yeux et en fait t'es entrain de bouffer des épinards poissons panés.

ça sent pas encore l'arnaque mais tu vois qu'est ce je veux dire ?

le temps d'un weekend en normandie pour revoir les petits gars qu'ont été à l'école avec. regarder leur bébé, voir les travaux de la maison, essuyer les pieds avant de rentrer, manger du barbecue parce que vraiment Lou faut que tu reprennes un peu de salade avec des merguez et hop tiens mon cochon c'est pas à Paris que t'en auras des comme ça. oui oui oui, gavez moi jusqu'à avoir le gout de l'oeuf dans le bide avant que je dégueule. je me suis bien marré mais le retour vers mon no futur s'annonce plus dur. maintenant.

j'ai déjà envie de changer de couleurs, en plus de mon caleçon. la peau gratte de plus en plus vite, elle devient sale tellement rapidement que j'ai à peine le temps de me dire que ça fait du bien de se poser.

je fais des grands discours, je dis que je suis super fort pour garder la forme et cultiver la légende. ma fierté se ramasse dès la sortie de l'oreiller, je ne suis ni dur à nuire ni un vaillant petit chevalier de l'amitié.

je grince des dents de voir le soleil se cacher alors que c'est sensé être son tour. on dort pas la nuit, on s'évanouit dans les bras de. puis dans les pieds de. creuser son trou sans s'faire poinçonner aux Lilas.

alors je me promène je me promène, je regarde le mur avant de foncer droit dedans, toujours bien connaître son ennemi. je lève les yeux et je lis "dans quel monde vuitton".

et l'envie de vriller reprend, une sale blague, une impression de s'être fait capturer après avoir tendu le filet pour se faire avoir.

pardonnez moi mon père, j'ai trop pécho.

(dommage pour toi le père sirote sa 8-6, bien à l'abri de tes soucis)

aloraloralors, j'attends, patiemment, quelqu'un que je ne veux plus jamais revoir.
l'astuce ?

caresser l'entre deux, rester dedans, s'y faire son nid. ni trop adulte ni trop gosse.
attendre que ça passe. jusqu'à la prochaine trace, une prochaine histoire un peu moins.
salace.

des fois j'ai envie de venir te réveiller, te demander si je peux m'allonger à coté de toi si ça te dérange pas et que tu me dises que ça va aller, que toi aussi tu passes par là, que peut-être on peut vraiment redevenir copains et que plus jamais je t'aimerai à vouloir buter tout ceux qui se mettent en travers de ma croute.

haha. nunca jamas.

mercredi

.peau de loup.

si la pluie me cherche dites lui que je suis parti courir sous l'orage.

dites lui aussi que je vais bien, que j'ai plus besoin de vos ficelles pour faire semblant de sourire, que je grogne toujours contre le vent mais que cette nuit j'ai dormi longtemps.

dites lui que c'est pas grave, dites lui que cette fois peut-être que j'aurai une place et que si c'est pas le cas tant pis, j'ai juste besoin de trouver un filet de pêche.

et si elle vous dit qu'elle est pas là, n'insistez pas, elle sait où me trouver. moi j'adore étendre et décomposer son nom, essayez voir, c'est beau la pluie.

oh et j'ai une clique de copains tous plus merveilleux les uns que les autres, ils ont besoin de vous alors ça croûte pas grand chose en plus de vous éviter un coup de pied au cul si vous allez pas au moins jeter un oeil. voilà.






lundi

.un de ces machins où on ne sera jamais plus le.

on avait dit qu'on prendrait le métro. il était environ la nuit, ni les autres ni les monstres qui se cachent dans le noir ne pouvaient nous attraper, de toutes façons t'avais les joues trop rouges et moi j'avais comme peur de plus rien, même pas de dérouiller.

j'ai entendu le wagon arriver très vite, t'étais dedans et t'as bondi pile devant mes pieds. t'étais encore plus rouge que t'avais dit que tu serais alors j'ai rigolé. et toi t'avais envie de te cacher. alors pour faire comme si de rien n'était on a dit des trucs que tout le monde dit.

c'est seulement quand l'air et les réverbères sont venus se cogner contre tes joues que ça s'est mis à battre très fort. pour pas que ça s'entende trop j'ai dit viens on marche, ça tombait plutôt bien tu voulais marcher.

sur la route j'ai compté les bandes blanches pour traverser. t'as dit de quoi t'avais peur dans la vie et ça m'a donné des forces que je te dirais pas pourquoi. je marchais dans les pas de personne, ça sentait tout nouveau et y'avait ta main qui pendait au bout de ton bras, c'était un peu dur de se concentrer, et puis y avait encore des bandes blanches à compter et le son de ta voix à écouter.

le bord de l'eau et les petits cailloux.
mégots sur mégots et mes paroles de loup.

on avait dit qu'on était trop fissurés et certainement que les cicatrices disparaitraient jamais. j'avais mal entendu, peut-être à cause de se sentir seuls au bout du monde alors qu'ils sont tous autour. je les voyais pas, je voyais que toi.

j'avais envie de te dire des secrets sans parler fort, mais j'ai eu raison de pas parler. j'ai eu raison de t'écouter et de taire, de me mordre l'intérieur de la bouche pour pas. les loups se créent tout seul. mais c'est aussi ça qui fait les loups, je veux dire, qu'ils peuvent pas prétendre à autre chose. je veux dire, compter pour, se tenir la main, se souvenir. c'est pas dans la même cour que les loups jouent.

idiot.

réveillez moi quand septembre sera là. allez vous niquer pour la peau sur les os.
j'réarme mes flingues, j'ai fait de la place sous l'oreiller.

j'suis même prêt à thelmalouiser avec Celle qui. quand elle sera prête.
pour pas partir tout seul, pour avoir quelqu'un à regarder pendant le grand saut.
pour pas se déconcentrer.

la cicatrice de plus dira "je t'interdis d'aimer avec amour".

PAN.
(et pouche allons y franchement).

plum, nouvelle maison, nouvelle raison
tu m'gardes une valse sur les quatre saisons ?
tu viendras m'voir à Odéon ?

- Calvin : Vous l'avez fait exprès..
 - Hobbes : avec vos têtes de thons.

Roulez jeunesse / Giclez vieillesse


dimanche

.dégobiller, c'est le mot le plus rigolo qui existe.

tu ne connais que l'origine du monde si tu vis la nuit. je parle de ce monde là en tout cas, peut-être pas le tien, encore moins le sien, juste celui là. se planquer derrière une guitare et poser blanche neige sur l'identité, dessiner le petit rail de sourire pour le crâne du train corail. pour les amis, parce qu'ils sont là et qu'ils sont content de te voir.

on dit que t'es le coboille et moi je fais les indiens, c'est beaucoup plus joli et drôle maintenant que t'as les muqueuses anesthésiées, saute de voiture en voiture, dévale les marches vers rue custine. tu t'en branles un peu, regarde moi comme on est beaux là tous les deux à mi-chemin de rien.

après avoir compté les petites lumières qui balayent la surface du belvédère, tu t'en prends aux ombres à côté. c'est fou hein ?
fou de dire que toutes les formes familières peuvent devenir si étrangères là CLAC, suffit d'un clin d'oeil, ripper des doigts. CLAC

ça fait combien de nuits que tu vois le soleil se lever ? même la cloche de l'église Saint Paul rythme pu ta vie, les oiseaux sont beaucoup plus qualifiés pour s'en charger. laisse peut-être le petit lézardéco s'y mettre aussi, les joues rondes, ça fait des pieuvres dans le bide, c'est connu. moi je connais.

à un moment j'ai grimpé tout en haut tout en haut des marches et le vent soufflait pas si fort, et quelqu'un a dit, je sais plus c'était quelqu'un, mais il a dit Lou tu vas t'envoler. je savais pas si c'était drôle alors j'ai rien dit. je dis plus rien. s'envoler j'le fais déjà suffit de regarder mes baskets.

quand on disait que quelqu'un décrétait avant, ça donnait un peu la nausée et des vertiges, ça donnait presque envie de colérer, de se battre contre le vent (t'es quasi toujours sur de gagner sauf qu'à la fin tu perds, t'es deg). et puis on m'a prêté une chanson, depuis je l'ai rendu, mais dans la chanson le gars il dit toujours décrété. mais j'aime bien ce qu'il dit.

moi aussi je vous la prête pour que vous décrétiez aussi dac ?




et même si t'as envie de me tuer ou que t'as décidé de plus me causer toi et tes 370 kilomètres je m'en fous. je te fais la paix quand même. 

il est l'heure d'il était une autre fois. alors faudra quand même prendre un bain et dire bonjour merci aurevoir je vous en prie. et puis après on rigolera et je te raconterai l'histoire du gosse qui est né dans une boite de nuit. deal ?

désolé c'est l'heure du goûter.
salut

mercredi

.c'est là que t'es, comme ta voix.

t'avais choisi d'être épouvantail, je rigolais pas si fort que ça parce que franchement, être né pour effrayer la rue. ça donnait vraiment envie.
quand tu t'es pris pour un loup, j'ai pas cherché à badiner avec l'amour, j'ai tout de suite montré les crocs, je t'ai pris dans mes petites pattes et t'as déclaré que peut-être les loups et les ours c'était le même combat.

je vais te dire un truc, l'ours avant, était roi. il s'est fait défondéchu par le lion. parce qu'il ressemblait trop aux autres, ceux qui s'installent et qui rentrent confortablement dans les cases des décideurs. c'est triste hein ?
même quand tu t'es mis à vouloir prendre les commandes, à t'improviser marin et enfiler des t-shirts rayés, je me planquais pas tant que ça non plus. j'étais l'ombre cousue, celle que t'enfiles par les baskets et que tu regardes danser sous tes pieds quand le soleil pointe haut, très haut devant les nuages.

t'aurais voulu être pédé pendu poilu mollusque héros cithare tétard horloge chanteur curé. je t'aurais fabriqué tes déguisements.

mec, relève la ta tronche de sous l'oreiller. c'est pas lui qui va t'aider à respirer. c'est pas comme ça que tu feras peau neuve, quand même que t'es gribouillé du cul jusqu'au nombril et de la tête aux tétons.
dégaine ta bite, ton couteau, écoute celui qui sait, celui qui dit qu'il est venu vous voir. pour dire tout un tas de jolies choses que tout le monde prend pour soi.

tu fais peur aux renards, tu fais peur aux joues dodues. t'étais pas mal en épouvantail, mais t'es fait de paille pas de corail. laisse les bijoux briller pour ceux qu'ont les yeux tellement grands qu'ils sont aveugles, laisse leur le luxe.

je t'aime d'aimer les putes, la poudre et les serinflingues. je t'aime d'avoir des amis qui colorent le ciel, le foutre et les murs gris.

pissez vous qu'on puisse passer.
poussez vous qu'on puisse rêver.

cette nuit.

poh portait une salopette, elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. elle dessinait à la craie sur un tableau au byrrh, mais le byrrh était pas le byrrh et je sais que plum n'en revenait pas qu'on puisse faire faire la 
queue aux nains qui veulent faire le space mountain. 

bref, cette nuit poh portait une salopette et s'essuyait ses mains de toutes les couleurs craies sur le bloudjinz qui lui couvrait les guiboles. dans les enceintes ça faisait de la musique qui indique l'heure de boire du thé.
alors ouais ce matin je regarde par ma fenêtre, et si poh dit ça, moi je veux bien me coiffer tous les jours si le soleil se lève pour qu'on lui fasse une crête.



tu comprends maintenant ce qui est important et ce qui ne le sera jamais ? qu'ils aillent tous fricoter avec leurs planques, qu'ils mentent et grandissent à tour de rôles. tu feras jamais partie du générique.

continue d'briller pour ceux qui s'éteignent de temps en temps. et si on te balance sur le trottoir, tu recommenceras une autre histoire.

tu vas les avoir, à grands coups d'ironique-leur-vie. 


reviens pas dans la vie normale mon pote, grandis pas petit. y aura toujours besoin de ceux qu'ont jamais sû faire les lacets, c'est quand même plus marrant de se casser la gueule que de marcher en file indienne et attendre de se faire servir la même habitude jour après jour.

cantine, mon cul.
t'es joli comme un pokémon qu'on aurait pas encore collectionné.

soom soom.
l'hibiscus du jardin fera toujours son lit pour toi.

balance,
soir

aurevoir

(quand je pense qu'on regarde toutes ces étoiles, et que personne ne remarque à quel point le vide qu'il existe entre-elles peut être bleu, j'en boufferai ma salopette).