mercredi

.cumburger.

allez quoi, donne-balance-envoie, j'te la troque à deux euros gars, ta chance. j'me pète le cou à regarder le haut du mur, t'en as toujours envie toi de grimper sur le rebord pour admirer ce qui s'y passe ? va me faire foutre, ouais. j'ai tellement de bile aux pieds que mes baskets touchent plus ciel, le blanc des narines et les neurones acidulés n'y changent rien. c'est même mille fois pire.

anorexie mon cul. les bonbons le coca le chocolat noir, c'est les seuls coups de pute qui font pas ni mauvaises surprises ni fissures.

je me réfugir.

t'as beau traîner tes guiboles du Sud à l'Ouest, à l'Est, surtout à l'Est d'ailleurs. 
(c'est curieux, moi j'pensais que je serai un conquérant du phare Est, mais mon cul. aussi.)
t'as beau traîner tes groles d'un point A à un point B tu reviens toujours à la case nulle part. 

ça grouille de vos vies dans le jardin d'à côté, à force regarder tu j'me nique mes pupilles, j'vous vomis, tellement 
c'est dégueu dégueu dégueu, terriblement dégueu.

anorexie mon cul. t'as laissé ton tchaï dans ma tête et moi je le bois sans amertume, cette putain de nouvelle habitude malsaine, comme si ça changeait quelque chose, que je continue de t'appartenir ou que tu m'appartiennes.
va me faire foutre.

quelques jours plus tôt la jolie pelle qui servait à mettre des coups dans la gueule  aux châteaux de sables qui détalent sans avoir eu le temps de faire voir la Réussite. aujourd'hui la pelle a juste servi à creuser le trou encore plus profond. c'est quoi mon gars ces petits phares que tu penses voir dans la nuit noire, très noire, ceux qui t'aident à pas faire dans ta culotte quand tout va mal autour, même les choses que tu pensais inéfritables et qui pourtant explosent à la moindre secousse ? c'est quoi ces petits phares qui en fait sont des pièges à Lou encore plus énorme que quand un mec a décidé de remplacer le coca par du coca zéro ?

c'est. quoi ?

rentre chez toi loubard il va faire tout noir.
ta gueule toi, aide moi plutôt à défoncer ce dépotoir. 

bientôt Odéon pour déposer un oreiller.
et la cabane sera mille fois plus balèze qu'avant.
mon navire, mort de rire. 

mais pour l'instant.
va me faire foutre,
hop. sans les mains.

(mais bordel, où c'est que j'ai mis ta seringue ?). clicclicboom

samedi

.c'est maintenant qu'on va où.

si elle veut pas pas partir, si elle continue de nous manger.
c'est nous qui la niquerons, cette spirale infernale.

on remonte, on remonte, les poumons sur le point d'exploser.
ça y'est le soleil commence à réchauffer. la tête / les épaules / et.la grande inspiration, la bulle d'air qui crève le corps. le souffle divin aux relans démoniaques.
la vague est passée, et on l'a affronté. pleine face, coucou tu veux voir ma gifle ? y'a p'tête les marques et les sévices corporels mais dans la tête petit garçon, dans la tête c'est opikanoba de nouveau. regarde le mon sourire brumeux.

que tu te décides de te lever ou pas l'énorme rond jaune qui crame la peau, lui, se lève sans toi,
attends moi mon gros, attends moi, j'arrive.

tant pis pour les lacets, 
tant pis pour les futures dégringolades parce que.

les destins continuent de se croiser, les mains de se serrer, 
les pupilles de se perdre dans d'autres pupilles.

on a couru très très vite sur toutes les marches
on a regardé au loin. non, encore plus loin et il y avait cette pluie qui
mouillait tous les toits du monde.

s'il pleut sur eux c'est pour moins que ça
pleure sur nous. on sera les mieux servis
tant qu'ils nous prendront pour des fous

on a bordé les trottoirs on /
a renommé les rues des noms 
qu'on voulait
on était perdus mais on était les seuls à avoir trouver notre
place

et le reflet dans la glace,
continuera toujours d'faire
la grimace

mais cette fois tu rigoles, 
tu chausses tes baskets ailées et 
et en route pour la joie /
ouais voilà en route pour la joie.

Paris nous suppliait
de s'amuser avec nous
alors pour faire la paix
je lui ai mis une majuscule.
que ceux qui m'aiment me suivent (je sais toi tu resteras là bas, tant pis pour toi)

.colorants et déconservateurs.

nous devenions ce qu'on avait bien voulu, être ces petits gars qui ne craignent ni la pluie, ni la nuit ni le froid. les compagnons de galère achevèrent une boucle.

...

dizans. c'est pas si long que ça quand on y pense. dizans à crever des bulles sur nos sweats, à regarder le monde grisir. tenter de lui donner de jolies couleurs, de tracer des sourires du bout de nos doigts, d'incruster des étoiles au creux des mains de ceux qui essayent d'être un peu moins plastique que les autres.
ça parait encore plus loin que très loin. pourtant c'était y'a presque trois hiers.
t'en faisez pas les gars, on s'en va s'en va sans regret.

à toutes les éponges qui pompent nos mondes et nous font des crevaisonvinaigres dans les tripes. aux grands, cachés dans des vêtements de sales mômes qui savent te séduire à coups de nichons et de bouche colgate.
allez vous niquer.

...

on cherchait un paquebot. on a trouvé le plus beau navire du monde, l'équipage a pas tellement changé, et puis les marins ça va ça vient. reste quand même ceux à voile et à vapeur qu'on croquerai bien quand il fait faim.

on n'a même plus besoin de ramer pour trouver le niveau de la mer, on a appris à nager dans les eaux qui nous proposaient si gentiment de nous faire rêver. y'a dizans.

le reste du monde était planté sur le rebord, les pieds dans l'écume. on s'est éloignés, petit à petit, en tentant de construire des nids. Oiseau.

maintenant quand on regarde en arrière, sur le bord, c'est flou, ça bruine tellement que tout se fond, tout se mélange.


il fait tellement bon dans cette eau où on a plus pied, y'a pu qu'à se laisser bercer. 
pendant que ceux du bord crient "laisse pas la vie te passer dessus", on rit à gorge déployée, on raconte les sentiments, on dit que c'est pas possible pas aux héros des grands romans. on s'fout de leur gueule, on est une bande de jeunes à nous tous seuls.


notre vie /
mes amis.

du capitaine au mousse, de la vigie à l'éplucheur de patates
du microbe au chapelier, de cancrelune à claude ponti
on a tous essuyé les traînées des coeurs de pirates.

tu veux que j'te dise ?
tant pis si ça gratte.
c'est l'salaire des sales gosses,
on a oublié la case départ,
on empochera les petites étoiles qui nous reviennent
pendant que toi ton chemin est tout tracé dans ta prison
de
banalités. garde la ta vie sans vague. 
et quand tu seras sur ton lit de mort
on sera encore entrain d'danser dans tous les ports.


alors tant pis pour ceux qui ont abandonné en cours de route.
allez vous niquer.

soyez (pas si) heureux, c'est plutôt méchant.

...

weh

lundi

.soliane.

Je suis pas vraiment ton ami, mais là, j'ai envie de faire comme si. C'est ce que voudrait dire le petit boï, tous les soirs dans le creux de ton oreille. 

La nuit, c'est à eux que je parle. Tes renards blancs te suivent, toi la chef de ta meute. Je suis content que tu sois différente, je suis heureux de savoir que quelque part tu respires le même air. J'aimerai juste parfois, retourner sur ta fréquence. 

J'attendrai. J'attendrai que tu boucles cette histoire. J'attendrai que tu changes de trottoir, que tu comprennes qu'on évolue chacun de notre côté et qu'une fois qu'on sera prêts, il n'y aura que des sourires dans nos gorges grasses. Que j'accepterai n'importe quoi pour qu'on puisse continuer de se tenir la main et qu'ensemble on n'aura plus jamais à avoir peur de rien.

J'ai entendu ce qu'il y avait dans ton ventre, tu sais ce qui se passe dans mon corps quand tout tremble. C'est une vieille histoire que de voir des loups et des renards prendre les mêmes chemins. Je le sais, je l'ai lu. 

T'arriveras pas à me faire changer d'avis. 
On est taillés dans le même bois, on a juste pas les mêmes fissures.

Je suis pas magicien des mots, encore moins pour ton cerveau. je t'ai vu trembler et rougir, je sais que ce que je dis trace son chemin jusqu'au fond de ton ventre. Si le soir ça va mal, rappelle toi qu'on a existé, qu'on continuera d'exister. 

Si y'a bien un endroit qu'était pas encore tatoué, tu viens d'y graver ton nom à tout jamais. Si t'es cap de savoir où c'est, t'as juste à me le demander.

Sans déconner le jour où tu reviens, mille bonbons roses qui piquent pour toute la vie.

vendredi

.et puis j’ai fait poum avec mon pouce et je m’ai tué.

le ventrE


n'est qu'une boule en béton, de celle qui donne envie de se recroqueviller sur soi-même. générateur de bile qui grimpe grimpe grimpe et fait devenir acide la

bouchE,

dégueulant des mots qui n'existent pas, éclatent pour faire mal, entendre rugir, hurler, s'énerver, crier.
Nunca Jamás
nunca jamás
Nunca Jamás.

la têtE

est obligée de cogner, elle ordonne, se met en colère et sans que les

yeuX

ne voient, les images explosent. tout, tout est si blanc mon vieux. et c'est impossible de savoir si la réalité a raison ou si l'imagination a tort.
avec pour seule réponse tu es comme tout le monde.
Lui là bas qui ment tout le temps et bastobagarre la terre sur laquelle il crache les postillons de son bœuf salement haché, Elle qui vit tellement loin qu'Elle préfère Se savoir aimé plutôt que de comprendre qu'Elle saccage sans faire exprès. être comme eux. alors là, seulement là

les doigtS

d'abord se mettent à trembler, coups de fouets électriques, comme petit quand fallait pas mettre les mains sur la plaque chauffantattentiontuvastebruler, faudra pas venir pleurer. non. parce que bien sûr quand t'es môme, même pleurer est interdit.

tactattactactatctatctatctatatctatctatactacccctttaaacttacc
cctttaaattcctctctctctaaaaaccc
tttaaa
aaccc
cccccc.

t'es propre, t'as la tête de l'emploi, tu rentres si bien dans les cases, on est tellement fiers de toi. Tu trembles pas quand il faut porter les verres à la table de monsieurmadame,on est tellement fiers de toi. non non mon

cul,

ta

gueule.
je murmhurle tout doucement, mais très fort. parce que je sais que tout là bas, tu m'écoutes sans m'entendre. et si jamais un jour il est temps de partir vers le grand grand vent, qu'on puisse rigoler, rigoler comme quand le gras des chicken fait des bulles dans le fond de la

gorge.

alors viens l'écrire en bas de chez moi.